Le Quatuor Arod est sans doute l’une des plus belles surprises de ces dernières années en musique de chambre. Constitué en 2013, ce jeune et brillant quatuor émerveille par sa musicalité, le dynamisme de ses interprétations, la subtilité des sonorités et la pureté des harmonies qu’il distille. La cohésion du groupe semble parfaite, l’équilibre des registres est remarquable.
Pas étonnant qu’ils aient remporté en 2016 le premier prix au Concours International de l’ARD à Munich, prix qui a propulsé leur carrière au niveau mondial. Depuis lors, ils se produisent dans les plus grandes salles à travers le monde et dans les grands festivals européens.
Formés au CNSM de Paris, ils ont ensuite bénéficié de l’enseignement de musiciens réputés à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth de Bruxelles. Ils se sont ensuite fait accompagner et aider dans la vie quotidienne de quatuor par le chef d’orchestre et ancien violoniste du quatuor Ébène, Mathieu Herzog.
Ils ont à leur actif trois enregistrements salués par la presse.
Leur programme comporte un quatuor de Mendelssohn, compositeur qu’ils jouent depuis leur début. Il comporte également une œuvre qu’un des jeunes compositeurs les plus en vue actuellement, Benjamin Attahir, a composée pour eux.
La Scala de Milan, l’Opéra de Paris, le Festspielhaus de Bayreuth, l’Opéra de Sydney… Chacun connaît ces grandes salles d’opéra, dont l’histoire, l’architecture, la décoration et l’acoustique ont contribué à façonner l’art lyrique et son interprétation dans le monde entier, depuis le XVIIe siècle. La construction de ces édifices majestueux est également un symbole de pouvoir et souvent un enjeu politique.
Glenn Gould disparaissait il y a quarante ans. Pianiste hors norme et souvent iconoclaste, il a fait redécouvrir au public les pièces pour clavier de Jean-Sébastien Bach. Après une carrière de soliste, il s’est détourné des salles de concerts, recherchant jusqu’à l’obsession la perfection rendue possible par les techniques d’enregistrement. Ses interprétations ont marqué des générations de mélomanes et suscité autant l’enthousiasme que les critiques.
Les plaisirs de l’oreille et du palais sont parfois très proches… La nourriture (sans parler du vin !) a inspiré les musiciens à toutes les époques, en particulier en France. Inversement, de nombreuses recettes évoquent la musique ou ses interprètes : le tournedos Rossini, la pêche Melba, le gâteau « Opéra »…
Maria Callas est devenue l’archétype de la « diva », dont le talent musical hors norme est doublé d’une forte personnalité et d’une vie privée digne d’un roman. A l’époque de l’explosion des médias grand public, la femme a pu éclipser la musicienne à la voix reconnaissable entre toutes, pour qui l’opéra était autant théâtre que musique.
Le klezmer est une tradition musicale instrumentale des Juifs d’Europe de l’Est, développée dès le XVe siècle à partir d’origines multiples. Souvent associée aux fêtes et à la danse, la musique klezmer était jouée par des groupes de musiciens itinérants ; le violon et la clarinette en sont des instruments emblématiques. Elle connaît un renouveau depuis les années 1970 et fusionne parfois avec d’autres styles musicaux (classique, jazz, rock…).
Artiste au génie multiforme (écrivain, plasticien, cinéaste, photographe…), Jean Cocteau a collaboré à de nombreuses œuvres musicales scéniques, avec Reynaldo Hahn, Satie, Stravinsky, Poulenc… Il a également été l’inspirateur du Groupe des Six, formé dans les années 1920, dont l’esthétique musicale mêlait tradition française issue du XVIIIe siècle et modernité.
Des vingt enfants de Jean-Sébastien Bach et de ses deux épouses (Maria Barbara et Anna Magdalena), quatre sont passés à la postérité comme des musiciens de grand talent : Wilhelm Friedemann (le Bach de Dresde), Carl Philipp Emanuel (le Bach de Hambourg ou de Berlin), Johann Christoph Friedrich (le Bach de Bückeburg) et Johann Christian (le Bach de Londres ou de Milan).
L’œuvre de César Franck, né il y a deux cents ans, réalise la synthèse entre la tradition germanique, puissante, architecturée et harmonique, et le modernisme français de la fin du XIXe siècle, tourné vers la liberté et la modalité. La production limitée de ce compositeur, caractérisée par l’utilisation cyclique des thèmes, est essentielle dans bien des domaines (piano, orgue, musique symphonique et de chambre…).
Le renouveau graphique des affiches de la Belle Époque est lié en grande partie à la promotion des spectacles musicaux (comme ceux des cafés-concerts) et à la simplicité apportée par Toulouse-Lautrec à partir de 1891 dans le traitement des couleurs et des formes. La musique est aussi présente dans d’autres types d’affiches commerciales, comme symbole de joie, de plaisir ou de raffinement.
Les instruments de musique ont été beaucoup représentés par les peintres, essentiellement du XVIe au XIXe siècle, avec une grande virtuosité. Souvent choisis pour leurs formes et leurs coloris, ils ont aussi une forte valeur symbolique, qui peut aller du plaisir à la connaissance, de la vie à la mort, du profane au sacré.
2021 célèbre les quatre cents ans de la naissance de La Fontaine, dont les fables font partie du socle culturel des petits Français. Les fables ont inspiré les musiciens savants à toutes les époques, au travers de mélodies et d’œuvres vocales, mais aussi de ballets et d’œuvres scéniques. Elles ont également été reprises dans de nombreuses chansons pour enfants et adultes.
Pleyel, Gaveau, Erard, Bechstein, Bösendorfer, Steinway… Les noms des grands facteurs de piano évoquent pour les mélomanes des sonorités bien différentes. Depuis l’invention du piano au début du XVIIIe siècle, ces artisans-techniciens ont fait évoluer non seulement l’instrument mais aussi le jeu des interprètes et le répertoire pianistique.